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L’art de la communication médicale : Attention aux termes trop techniques !
- 21 février 2025
- Catégorie : APQS Rehab Entretien Motivationnel Santé
Ah, la magie des abréviations et des termes techniques ! Dans notre quotidien de professionnels de la santé, on jongle avec des termes comme “IRM”, “EMG”, “CMP”, ou encore “pathologie obstructive pulmonaire” sans sourciller. C’est un peu comme parler une autre langue, non ? Le souci, c’est que nos patients, eux, n’ont pas forcément suivi les mêmes cours de médecine.
Prenons un exemple. Vous expliquez à un patient qu’il a besoin d’une “IRM” pour vérifier une possible “hernie discale”. Et là, vous voyez ce regard perdu. Vous savez, celui qui crie : “Est-ce que je vais mourir demain ?” Pour nous, c’est clair comme de l’eau de roche. Pour eux, c’est parfois un ticket direct pour l’incompréhension (voire l’angoisse).
Pourquoi ça coince ?
En tant qu’experts, on oublie parfois que nos termes techniques, aussi naturels soient-ils, ne le sont pas pour tout le monde. À force d’utiliser des abréviations et des termes médicaux complexes, on risque de perdre nos patients en chemin, ou pire, de les stresser inutilement.
Abréviation VS Communication claire
L’utilisation d’abréviations dans une consultation peut être aussi risquée que de donner un sudoku niveau expert à quelqu’un qui ne sait pas compter. On le sait, le temps est souvent compté, et ces petits raccourcis linguistiques nous aident à aller droit au but. Mais est-ce vraiment efficace si le patient repart avec plus de questions que de réponses ?
Les risques
- Anxiété et stress : Un patient qui ne comprend pas ses soins est souvent plus stressé. Et un patient stressé, c’est un patient qui n’écoute plus ou qui ne retient que les mots effrayants.
- Mauvaises interprétations : Sans explication claire, un patient peut mal interpréter le diagnostic ou le traitement proposé, entraînant une mauvaise observance.
- Perte de confiance : Si un patient ne comprend pas ce qu’on lui dit, il risque de remettre en question la qualité de nos soins. Et ça, c’est le début de la fin pour une bonne relation thérapeutique.
La solution ?
On le sait, prendre le temps d’expliquer simplement les choses n’est pas toujours évident. Pourtant, c’est essentiel. Parfois, il suffit d’un mot ou d’une petite phrase en plus pour tout changer. Un “IRM, c’est comme une photo très détaillée de l’intérieur de votre corps”, ça passe beaucoup mieux, non ?
En résumé : Rappelez-vous que nos patients ne sont pas là pour passer un examen de médecine. Il est donc crucial de leur parler dans un langage qu’ils comprennent. Après tout, une communication claire, c’est aussi un soin de qualité !
Alors, la prochaine fois que vous serez tentés de dire “NFS” ou “ECG”, pensez à une version plus simple… parce que pour eux, c’est peut-être du charabia !
Et vous, quelles sont vos astuces pour rendre les consultations plus compréhensibles ?
